Voyance, médiumnité et Albert Einstein

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Qui n’a pas rêvé un jour de connaître son avenir, au moins une fois ? Qui n’a pas caressé le désir d'avoir accès à des informations émanant du passé ou du futur ?


Désacralisons les capacités de précognition et de rétrocognition (ou communément appelées "voyance"), grâce à l'approche scientifique du Temps.



Ceux qui pratiquent la voyance attirent la fascination tout autant qu’ils sont l’objet de scepticisme forcené. Comment expliquer que certaines personnes, quels que soient leurs outils (cartes, flashs, images, intuitions,...) lisent dans votre passé, dévoilent votre futur, faisant passer votre histoire secrète pour un vulgaire livre grand ouvert à l’entrée de la bibliothèque municipale ? Nous ne pouvons expliquer le phénomène des cognitions temporelles, en « rétro » (savoir ce qui s’est passé) et en « pré » (connaître ce qui va arriver) sans nous intéresser au Temps.


Partons depuis l’échelle de notre planète Terre pour les besoins de notre exploration. Lorsque je suis en contact via Skype avec une personne qui réside sur la côte Ouest des Etats-Unis, il est 17 heures chez moi, en région Nouvelle Aquitaine, mais 8 heures chez elle, le même jour calendaire. Nous nous parlons sur un même espace, la Terre, au même moment, mais notre temps y est différent. Je vais basculer dans le jour d’après, quand cette personne n’aura pas fini sa journée. Pour ainsi dire, j’ai un peu d’avance sur son temps… Vais-je pouvoir prédire pour au-temps (sic) ses 8 heures à venir ?


Nous devons donc élargir notre point de vue et lever notre nez vers les étoiles. Les magazines regorgent d’horoscopes, nous prédisant le grand amour estival ou le succès professionnel dans l’année, grâce à l’observation des astres. Or, certaines étoiles, si l’on se réfère à la vitesse de la lumière, n’existent peut-être plus à l’heure où j’écris ces lignes. L’image que nous avons d’elles est un reflet de leur passé, qui a mis des centaines d’années, voire des milliers, pour nous parvenir. Même si l’astrologie est décriée par la communauté scientifique, la sortant de tout domaine rationnel, elle était pratiquée par des civilisations antérieures à notre ère chrétienne. Il est donc légitime de se demander si le temps ne serait pas une sorte de boucle, puisque l’astrologie revient à reconnaître que l’on prédit l’avenir avec le passé.

Ainsi, la sonde Voyager se déplace-t-elle vers le passé, à l’origine de l’histoire des étoiles, ou vers le futur, à la rencontre des informations des confins de notre galaxie, dont elle aura connaissance bien avant nous ? Ou les deux à la fois ? Aïe. J’en ai mal au crâne.


Le Temps ne doit pas être vu comme une ligne, mais une circulation d’informations accessibles en un seul et même espace par tout le monde



La relativité générale d’Einstein a révolutionné en 1915 la relativité restreinte de Newton jusqu’alors connue, et par là même notre vision, tout autant retreinte, du temps et d’espace absolus et universels. L’espace temps se courbe et se déforme. Chaque observateur voit les événements survenir à différents moments en fonction de sa position et de sa vitesse par rapport à eux. Il voit pour ainsi dire midi à sa porte. Une étoile explose dans l’univers : du côté de l’explosion, c’est le présent ; lorsque la lumière de l’événement parviendra à la Terre, ce sera déjà le passé. Ainsi, le temps n’est pas une valeur absolue, unique et simultanée.


Mais la relativité générale n’explique pas fondamentalement les cognitions temporelles.


Stephen Hawking nous rappelle dans son livre « Une belle histoire du temps » que pour remonter le temps physiquement, il faudrait déjà franchir le mur de la lumière. Il remet donc les pendules à l’heure sur le plan scientifique. En somme, pour se propulser dans le temps passé ou futur, il faudrait faire circuler un véhicule non pas physique, puisqu’on sait qu’aujourd’hui notre technologie ne permet pas une vitesse supraluminique, mais énergétique. Et ça change tout. Car les rétro et précognitions ne sont pas des « objets physiques », contrairement aux Hommes, aux étoiles, aux planètes, mais des images ou des perceptions issues d’un champ d’informations. De l’infiniment grand, on doit alors passer à l’infiniment petit, soit à l’échelle dite quantique. C’est là que ça commence à s’éclairer.


En physique quantique - la deuxième théorie partielle de base pour décrire l’Univers utilisée par les scientifiques en plus de la relativité générale - il existe un phénomène dit d’intrication. Deux électrons issus d’un même événement, par exemple une expérience de désintégration, et séparés réagissent de façon instantanée même à des milliers de kilomètres. La notion de temps n’existe donc plus au niveau subatomique. Cela permet enfin d’envisager la circulation d’une information bien au-delà d’une vitesse supra du supraluminique. Donc en dehors de toute forme de temporalité. Et ainsi expliquer que l'on peut avoir accès à des informations à un instant T qui se déroulent ailleurs.


Le Temps, loi de la cause à l’effet ?


Il est quand même intéressant de faire une petite halte du côté des travaux de Paul Watzlawick, membre fondateur de l’école de Palo Alto, pour jouer les trouble-fêtes quantiques. Dans « L’invention de la réalité », il aborde le sujet des prédictions qui se vérifient d’elles-mêmes, et qui n’ont rien à voir avec le subatomique : « Une prédiction qui se vérifie d’elle-même est une supposition ou prévision qui, par le simple fait d’avoir été énoncée, entraîne la réalisation de l’événement prévu et confirme par la-même sa propre « "exactitude" » . Il illustre sa théorie de causalité par un exemple datant de 1979, en Californie. Les journaux commencèrent à laisser courir le bruit d’une importante pénurie d’essence. Les automobilistes californiens se ruèrent alors sur les pompes à essence, ce qui eût pour effet d’épuiser les réserves disponibles, pourtant énormes. La pénurie annoncée eût bien lieu. Regardez ce qui se passe chez nous lorsque les médias annoncent un blocage des raffineries...


Ainsi naît la prophétie auto-réalisatrice : le futur annoncé B vient modifier le présent A, ce qui a pour effet d’entraîner B. Si une voyante dit à un homme qu’il va rencontrer une femme blonde dans l’année, celui-ci va nécessairement focaliser sur les femmes blondes, puisque la voyante, s’il apporte du crédit à ses paroles (donnée importante) le lui a prédit. Il va se programmer pour ce futur. Il ne s’agit donc pas dans cet exemple de flux d’informations, mais de méga suggestions, à moins que le rendez-vous chez la voyante face partie du plan quantique. Allez savoir... Les détracteurs de la voyance peuvent arguer que les précognitions coupent de toute forme de libre arbitre, bien que la physique quantique, toujours selon Hawking, remette en question l’idée de prédiction d’un résultat : elle introduit au sein de la science un phénomène de hasard et d’imprévisibilité, même si pour Einstein « Dieu ne joue pas aux dés ».


Les informations liées aux orientations temporelles sont contenues à l’intérieur d’un champ, qu’il s’agisse du corps physique ou de l’espace quantique


Alors, les voyants et les astrologues, tous des prophètes auto-réalisateurs ? La théorie des détracteurs ne tient pas lorsqu'une voyante qui s’est fait connaître grâce à la radio et à la télé, rêve depuis deux semaines d’attentats sur Paris en 2015. Juste avant la tragédie du Bataclan. On ne peut pas dire que ses rêves récurrents ont créé l’événement ! Ainsi, en état de sommeil, sa conscience aurait « capté » l’information contenue... quelque part.


Joe Dispenza, chercheur en neurosciences, en physique quantique, et auteur notamment de « Devenir super conscient », nous emmène dans ce « quelque part ». Il s’agit d’un champ dans lequel circulent toutes les informations, tous les possibles.


De manière plus « terre à terre », nous devons déjà nous rendre à l’évidence que notre corps est un archiviste, formant à lui tout seul un espace quantique : « avec le temps, le corps devient le miroir de l’émotion et des pensées correspondantes et lorsque l’énergie émotionnelle est piégée dans un ou plusieurs de ces centres énergétiques, le corps vit littéralement au passé » précise Joe Dispenza. Pas étonnant que certains praticiens manuels « captent » le passé d’une personne en mettant leurs mains sur un endroit de son corps, puisque nous savons aujourd’hui que les cellules sont des systèmes dotés de mémoire, à la fois récepteurs et émetteurs. Ce que corrobore le Dr Deeprak Chopra, appréhendant le corps quantique comme réceptacle de la mémoire. Ainsi, nous comprenons mieux comment notre passé est si présent en nous, et peut demeurer accessible pour un quidam qui ne connaît rien de notre histoire, mais dont la sensibilité le dispose à recevoir des informations présentes au niveau de nos cellules et de nos centres énergétiques. Que ce quidam pose les mains sur nous, ou procède à distance (pour rappel : phénomène d’intrication).


Hélas dans notre monde, la plupart des personnes focalisent plus leur attention sur la matière que sur l’énergie. Elles ont du mal à envisager que les informations temporelles sont des sortes de circuits, non pas liés à la matière, mais à l’énergie. Si votre énergie va là où vous placez votre attention, comme l’avance Joe Dispenza, vous avez donc la possibilité par le pouvoir de votre conscience de capter votre propre avenir... déjà présent puisque vous êtes en train de le créer ! Les voyants «sincères » ne feraient donc que percevoir des informations déjà stockées en vous, et que vous ne pouvez... ou ne voulez pas « voir ».

Joe Dispenza nous invite donc à plonger dans la physique quantique, au cœur des abysses d’un champ informationnel unificateur existant au-delà de tout espace-temps et reliant toute la matière, ce qui expliquerait le phénomène d’intrication dont nous avons parlé précédemment : « tandis que, dans notre réalité tridimentionnelle, l’espace y est infini, dans le monde quantique, c’est le temps qui est infini. Le temps étant éternel, il n’est plus linéaire, ce qui signifie qu’il n’y a plus de séparation avec un passé ou un avenir. De fait, tout se produit dans l’éternel instant présent ». C’est à l’intérieur de ce champ que tout est rendu possible, que tout est accessible. Une sorte d’encyclopédie universalis lovée dans une méga bibliothèque, que certains ont la capacité de « lire ». Exit les lignes de la main. Cette idée d’un espace temps infini, sans début ni fin, est intrigante. C’est en tout cas l’explication plausible aux capacités de cognitions temporelles, si nous partons du principe que le temps n’est ni une ligne, ni une courbe, mais un champ d’informations circulant dans un grand présent quantique.


Mais il faut prendre beaucoup de hauteur pour l’envisager ainsi, et lâcher nos préjugés bien cartésiens. Si nous nous placions en tant qu’observateurs aux confins de l’univers, nous ne verrions ni passé, ni futur. Juste une vision globale d’un grand tout où des événements se passent et des informations circulent à notre instant T, puisque les distances nous paraîtraient ridicules.

Einstein a ouvert une porte, et la physique quantique nous en ouvre des multitudes. S’il a en premier avancé le postulat d’un temps non linéaire, c’est la physique quantique qui nous explique les cognitions temporelles.

En résumé, et pour réunir tout le monde, si nous partons du principe que passé, présent et futur sont imbriqués puisque le temps n’est pas linéaire, qu’il est donc possible qu’un réseau d’informations accessible à tous circule à un seul instant T dans un grand tout appelé champ quantique, alors il est envisageable pour un individu qui a un peu développé sa sensibilité et entraîné sa glande pinéale (il semblerait que ce soit là un des sièges de nos perceptions extrasensorielles), d’avoir accès à des informations que l’échelle Terre dit émaner du passé, du présent (mais à partir du moment où je parle de mon présent, il est déjà passé !), ou du futur.


Nous devrions être nos propres voyants


En conclusion, farfouiller dans le passé et avoir des images de son avenir n’est ni un don, pas plus qu’un super pouvoir que seuls quelques élus peuvent se targuer de posséder, mais bien une possibilité offerte à chacun de nous, et que nous utilisons fort peu, plaçant ainsi notre futur à l’extérieur de nous-mêmes entre les mains de voyants, astrologues, consultants en tout genre, alors qu’il est en nous.

Il m’est arrivé un jour une drôle d’expérience : en état modifié de conscience (la sieste !), j’ai visité en conscience mon moi à 15 ans dans une scène précise et lui ai glissé à l’oreille des mots que ce moi avait alors expressément « entendus », telle une voix intérieure très puissante. Cette expérience m’a troublée : mon moi du passé a-t-il influencé mon moi d’aujourd’hui, afin qu’il glisse ces mots à l’oreille de mon moi ado, ou mon moi du futur était-il venu visiter en premier le moi passé pour l’influencer… Je ne sais pas si tout est clair, mais c’est ainsi que j’en suis venue à la conclusion que tout était lié, en un seul et même tout.


Avec un peu d’entraînement, après avoir ébranlé quelques croyances bien tenaces, un peu de rigueur dans la pratique, il est possible à chacun de nous, même débutants, d’accéder à des états modifiés de notre conscience, là où le mental lâche et notre conscience « non ordinaire » se débride. « Le champ quantique pour les nuls » existe aussi.


Notre conscience étant illimitée, elle peut revisiter notre passé pour reparamétrer notre présent, et ainsi façonner notre devenir. Les meilleurs rétro et pré-voyants, c’est nous !


Et pour finir, citons un grand sage de l’histoire bouddhiste :


« Si vous voulez connaître vos vies passées,

regardez votre condition actuelle.

Si vous voulez connaître votre vie future,

Regardez vos actions présentes. »


Voilà qui est plutôt logique. Il devait être en avance sur son temps…


Séverine Camus

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