Une petite pensée
Un petit papier...

La prose, les vers, les mots... pour le développement de soi, au fil des Moi...

 

Écrit pendant la semaine 2 du "confinement covidien"... L'esprit est toujours libre. Les maux... les mots. Utiliser les vers pour dire à ses enfants, aux jeunes générations "réveillées", combien on croit en eux.

 

 

À mes fils, mes enfants

Mes fils, mes enfants, vous qui êtes nés à cette époque, en ces temps,

Vous qui ferez face à l’acrimonie des sombres et aux turpitudes des puissants,

Vous qui ne prenez conscience, du haut de vos quelques années à peine,

Ni de la fatuité, ni des fiertés, ni des vilenies de ce monde, vraies gangrènes,

Vous qui incarnez le vent de la vie, Ô combien puissant,

Et la raison est vôtre, mes fils, mes enfants, de ne pas vous encombrer autant,

Autant que moi, hélas aguerrie, par qui le souffle de votre souffle est passé,

Pourtant ni sage, ni maître, ni prédicteur, qui entrevois ce à quoi vous vous apprêtez.

 

Plus tard, dans quelques jours peut-être, vous me demanderez :

Vous, les anciens, les bien-penseurs, les soit-disant éclairés, qu’avez-vous fait ?

Qu’avez-vous fait pour que nous, jeunes pousses aux contours incertains,

Que n’avez-vous pas fait pour que nous, pierres encore brutes en l’écrin,

En soyons à panser notre divine et précieuse Terre,

Celle qui nous a portés, accueillis, nourris, telle une mère ?

A bientôt compter les gouttes d’eau, consoler les arbres, pleurer la brise ?

Que vos gaz, polluants, tronçonneuses, et autres fossoyeurs de fêtes,

Avant l’heure feront disparaître, en mauvais magiciens que vous êtes ?

Ce sera là votre bien triste spectacle et plus personne pour applaudir,

Seulement regretter, s’apitoyer, pester ou encore maudire.

 

Mes fils, mes enfants, vous insisterez : mais qu’avez-vous fait, vous, les aînés, pour empêcher ?

Et, sans culpabilité, car le temps l’aura émiettée, je vous répondrai :

Mes fils, mes enfants, vous qui êtes nés en ces temps, voués à une quête,

Vous vivrez certainement la peur, la colère, la haine, l’incertitude,

Vous traverserez sans nul doute l’amère reconstruction des lendemains de tempête,

Vous vous confronterez pour sûr à votre inéluctable finitude,

Vous élirez fatalement des Hommes que vous prendrez pour des dieux,

Pensant qu’eux seuls vous sortiront de ce destin piteux,

Remettant ainsi votre liberté entre les mains des méprisables qui la piétineront,

Puis vous vous présenterez, transis, devant la mort qui se foutra bien de votre condition.

 

Comme tous les Hommes avant vous, assurant ainsi la bien triste filiation.

 

Mes fils, mes enfants, vous pourrez ne retenir que cette piètre monstration de votre devenir,

Couvrir vos prédécesseurs de reproches et attendre toute votre vie leurs maigres aveux...

Alors je vous rétorquerai : et vous, qu’allez-vous entreprendre ? Qu’êtes-vous prêts à bâtir ?

Sachez-le, la vie est le reflet de votre cœur et le monde celui de vos yeux.

La Joie, l’Amour, la Paix sont déjà présents en votre humble résidence,

Il suffit d’aller cueillir ces fleurs au sein de votre jardin préservées,

Œuvrer pour plus grand que vous et ne point vous résigner,

Révéler ce que l’Homme a de plus noble dans la transcendance.

Ne croyez surtout pas que je caresse l’espoir, poussée par mon servile égo,

De vous voir accéder au prestige d’une condition confortable,

De faire de vous des mammifères savants ou des quatre-pattes d’enclos,

Grandes écoles, lieux convoités où vous voilà adoubés derrière une table,

Convaincue que ce sera là votre seule voie pour atteindre la vôtre,

M’enorgueillir lors des soirées mondaines de vos postes et salaires assortis,

Exister au travers de vos exploits si je n’ai pu mener les miens au crépuscule de ma vie.

Mon seul et unique souhait, mes fils, mes enfants, est de vous voir vous élever,

Non au rang de puissant, de potentat ou d’apôtre,

Mais à celui de Grands Hommes avisés qui, à leur cœur et leur âme alignés,

Répandront la lumière autour d’eux ayant pour seule compagne de route l’humilité.

 

Mes fils, mes enfants, regardez par la fenêtre ce papillon voler,

Savourez cet instant car il ne fait que passer,

Comme notre vie à tous, éphémère et magique vol dans l’humanité,

Sentez cette force, profond et subtil mouvement vous pousser.

 

Mes enfants, levez-vous, le monde est à vos pieds, servi par ceux qui vous l’ont déposé.

À mes fils.

À tous les enfants.

D’ici, de là-bas, d’aujourd’hui, de demain.

Séverine C.

  • Facebook Social Icône
  • Youtube
  • LinkedIn Social Icône
  • Icône social Instagram

Politique de confidentialité :

sverinecamus-lesite.com est hébergé sur la plateforme Wix.com, permettant d'avoir accès aux informations et services proposés par le site et échanger sur messagerie dédiée. Vos données peuvent être stockées par le biais du stockage de données, des bases de données et des applications générales de Wix.com, sur des serveurs sécurisés derrière un pare-feu.

Lorsque vous remplissez un formulaire sur ce site web, les informations personnelles que vous transmettez, telles que votre nom, prénom, adresse et adresse e-mail, ne seront utilisées que pour la communication des informations et l'accès aux services relatifs à ce site, et aux fins suivantes :

  1. Fournir et exploiter les services proposés sur severinecamus-lesite.com.

  2. Contacter les abonnés et souscripteurs depuis la messagerie de severinecamus-lesite.com.

  3. Créer des données statistiques de severinecamus-lesite.com.

  4. Se conformer aux lois et règlements applicables.